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Mardi 20 mars 2007 2 20 /03 /Mars /2007 10:03
Histoire de l'amour

 

Du 29 janvier au 23 fevrier, une série de 20 emissions


production de Catherine Clément
réalisation de Luc-Jean Reynaud

Y aurait-il vraiment une histoire de l'amour ? Ce sentiment brûlant qui vous envahit et vous fait oublier les contraintes du monde, peut-il faire l'objet d'une histoire ? N'est-il donc pas universel, et propre à l'être humain ? Eh bien, non. Si le désir se manifeste dans les corps à peu près de la même façon en tous temps et en tous lieux, les formes culturelles dans lesquelles il se trouve enserré ne sont pas du tout les mêmes selon les époques et les pays. C'est l'un des thèmes les plus étudiés par les philosophes et les historiens. En 1939, Denis de Rougemont affirme que l'amour occidental est né au douzième siècle: depuis la publication de L'amour et l'Occident, les controverses sur ce texte n'ont pas cessé. Voilà pourquoi l'on veut tenter de raconter une histoire de l'amour, en commençant par notre plus vieil héritage, celui de la Grèce antique. Eros est-il le plus ancien des dieux, ou bien un oeuf sans germe ? Réduit en cendres comme le dieu Kama dans la mythologie hindoue ? Ou encore un va-nu-pieds rusé comme un voleur, comme le dit Socrate dans Le Banquet, magnifique texte de Platon ? Et comment cet Eros disparu reparaît-il au douzième siècle sous la forme d'un adultère désiré, mais voué à la mort ? S'agit-il d'un culte réservé aux élites, comme le dit Georges Duby ? En suivant le fil de l'amour, en passant par Tristan, le Mejnoun, Lancelot, Aragon, Jean de Lacroix réécrivant le Cantique des Cantiques, Violetta Valéry et tous les opéras, on va de découverte en découverte. Celle des Valentinades, par exemple, à découvrir le 14 février pour la Saint Valentin. Celle de l'amour courtois et à distance en un temps où n'existait pas la pilule. Celle d'une histoire qui taraude l'institution du mariage, une histoire racontée par des hommes et sauvagement cassée par deux guerres mondiales, qui nous ont mis l'amour cul par dessus tête. Et maintenant ?



 vendredi 23 février 2007    Histoire de l'amour 20/20 Grand Ecran
jeudi 22 février 2007   Histoire de l'amour 19/20 Deux guerres mondiales  
mercredi 21 février 2007   Histoire de l'amour 18/20 Puccini ou l'amour victime  
mardi 20 février 2007   Histoire de l'amour 17/20 Les dévoyées: Violetta et Carmen  
lundi 19 février 2007   Histoire de l'amour 16/20 L'opéra dans le Verger de la Rose  
vendredi 16 février 2007   Histoire de l'amour 15/20 L'âme aussi a un sexe"  
jeudi 15 février 2007   Histoire de l'amour 14/20 Le Joy, pur amour, et son contraire obscène  
mercredi 14 février 2007   Histoire de l'amour 13/20 Les Valentins sont des oiseaux  
mardi 13 février 2007   Histoire de l'amour 12/20 Héloïse et Aliénor  
lundi 12 février 2007   Histoire de l'amour 11/20 Mâle moyen âge  
vendredi 9 février 2007   Histoire de l'amour 10/20 Denis de Rougemont et René Nelli  
jeudi 8 février 2007   Histoire de l'amour 9/20 Denis de Rougemont: l'amour pour les meilleurs  
mercredi 7 février 2007   Histoire de l'amour 8/20 Liebestod, ou l'empire de la nuit ( Tristan und Isolde de Wagner)  
mardi 6 février 2007   Histoire de l'amour 7/20 Lovedrink, des humeurs mélangées ( Tristan et Yseut)  
lundi 5 février 2007   Histoire de l'amour 6/20 Un cerf blessé se penche sur la colline ( Jean de Lacroix et Thérèse d'Avila)  
vendredi 2 février 2007   Histoire de l'amour 5/20 C'est à devenir fou ( Majnun et Aragon)  
jeudi 1er février 2007   Histoire de l'amour 4/20 Un oeuf sans germe, une tête coupée ( L'Eros orphique)  
mercredi 31 janvier 2007   Histoire de l'amour 3/20 Les discoureurs et le noceur ( Le Banquet de Platon)  
mardi 30 janvier 2007   Histoire de l'amour 2/20 Fils de personne (Eros en Grèce)  
lundi 29 janvier 2007   Histoire de l'amour 1/20 C'est maintenant la grande affaire de l'Occident
Par laurent - Publié dans : L'amour et la psychanalyse
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Mardi 20 mars 2007 2 20 /03 /Mars /2007 09:53


« Il faudrait en France un coach pour 50 habitants ! » s'exclamait il y a quelques années le premier formateur de coachs français. En réalité, cet appel était une prophétie : le coaching s'étend aujourd'hui à tous les domaines de la vie quotidienne. On le rencontre jusque dans les établissements de santé, où il explique comment bien se comporter pour mieux se porter. Avec ses recettes psychologiques et son jargon managérial, il touche jusqu'au plus intime de nous-mêmes. Nouvelle forme de contrôle social, le coaching nous apprend à intérioriser les impératifs de performance et de compétitivité ; il nous exhorte à augmenter notre rentabilité comportementale. Dans ce miroir grossissant de la crise du lien social, nous ne serions rien de plus que des micro-entreprises à gérer, des stocks d'énergie humaine à exploiter...
Il est urgent de mettre un coup d'arrêt à l'emprise insidieuse de ces « managers de l'âme » dont les pratiques, sous prétexte d'épanouissement personnel, visent avant tout à normaliser les sujets et à anéantir toute capacité d'esprit critique.


 

L'empire des coachs, une nouvelle forme de contrôle social

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Journal l'Humanité
Rubrique Tribune libre
Article paru dans l'édition du 22 décembre 2006.

Idées
Les miracles du coaching

• L’EMPIRE DES COACHS. UNE NOUVELLE FORME DE CONTRÔLE SOCIAL, PAR ROLAND GORI ET PIERRE LE COZ, ÉDITIONS ALBIN-MICHEL, 2006, 200 PAGES, 15 EUROS.

Appel à « un sursaut d’orgueil collectif », ce petit livre vif, plein d’ironie, écrit dans un langage clair, accessible, décortique le phénomène en vogue du coaching et aspire ce faisant à susciter « un vrai débat de société sur le sujet ». Interrogeant le développement exponentiel de la pratique du coaching dans notre société, Roland Gori, psychanalyste et professeur de psychopathologie, et Pierre Le Coz, philosophe et membre du Comité consultatif national d’éthique, montrent comment la rhétorique qui sous-tend le coaching entre en totale consonance avec l’idéologie ultralibérale de notre temps. Originaire du monde sportif où il a aujourd’hui totalement ringardisé l’entraîneur de jadis, sentant par trop la discipline et l’insensibilité militaires, le coach a très vite infiltré le monde de l’entreprise : « muni d’une seringue psychothérapeutique », il pare à toutes les faiblesses de l’individu qui pourraient entraver le bon développement économique de l’entreprise. Les pages consacrées au coaching en entreprise ne manquent pas d’évoquer les propos de Michel Foucault sur les discours d’experts, ces discours qui font rire (et comment ne pas rire quand il est question du « besoin de sécurité ontologique » du dirigeant d’entreprise ?) mais qui font cependant autorité. Mais l’on rit de plus en plus jaune quand on voit comment ce discours fait désormais autorité aussi, tant côté patients que côté soignants, dans le monde de l’hôpital converti aujourd’hui en entreprise de soins. Il n’est pas jusqu’aux malades en fin de vie qui ne soient désormais accompagnés par des professionnels, dûment rétribués (le coaching ne fait pas dans la philanthropie), là où jadis ce rôle était dévolu aux proches : s’agirait-il d’encourager leur « compliance » à la mort, tout comme le « coaching santé » encourage celle des diabétiques et autres insuffisants respiratoires à leur traitement ? À l’interface de la culture sportive du moi et de la médicalisation de l’existence, le coaching, mirage psychologique, n’est ni plus ni moins que la suite des procédures de contrôle social, de quadrillage des populations apparues au XIXe siècle avec le développement de l’hygiène publique et le souci sanitaire. Les auteurs de ce livre préconisent un rejet pur et simple de « cette soupe sportive remixée à la sauce managériale », nous les suivons sans réserve !

Sophie Aouillé, Psychanalyste
Par laurent - Publié dans : Psychanalyse
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Jeudi 5 octobre 2006 4 05 /10 /Oct /2006 17:36



La Psychiatrie en péril

En dépit des Etats généraux
Hervé Bokobza (ed)


Co-Auteurs : Antoine Besse - Anaïs Bokobza - Emmanuel Digonnet - Françoise Imiéla - Serge Klopp - Jean-Jacques Laboutière - Alain Létuvé - Angelo Poli - Roger Salbreux - Olivier Schmitt - Pierre Sidon - Elie Winter -

©2006
Etudes, recherches, actions en santé mentale en Europe - collection dirigée par Claude Louzoun

ISBN : 2-7492-0673-1
16 x 24, 208 pages
23.00 €








Les États généraux de la psychiatrie ont été un formidable mouvement unitaire qui a permis de briser les murs du silence, de la solitude et du quasi-anéantissement que vivaient bon nombre de soignants. La discipline psychiatrique perdait son âme : qu’étaient devenus les espoirs, les engagements, les réalisations qui avaient permis de lutter contre la ségrégation et l’exclusion des malades mentaux ? Qu’étaient devenus les espoirs des soignants qui s’étaient engagés dans ce vaste mouvement de désaliénation ? Une évidence s’imposait : une crise majeure, insidieuse ou frontale, sidérait les acteurs du champ de la psychiatrie. Trois jours d’élaboration, de débats et de décisions ont redonné à la profession espoir et enthousiasme.

Cependant, tel un rouleau compresseur inexorable, une machine politico-administrative, idéologique et économique, continue son œuvre de destruction. Résister est un impératif catégorique. Résister au morcellement, à la dispersion, à la dilution du travail collectif. Résister pour maintenir les impérieuses nécessités de l’exercice pluriprofessionnel. Résister à toute tentative réductionniste de la conception du psychisme. Résister à l’essai de déspécifier la discipline psychiatrique. Tels étaient les objectifs des États généraux. Tel est le projet que continue de porter cet ouvrage. La psychiatrie, discipline intrinsèquement reliée au contexte sociopolitique, convoque ses acteurs à un engagement militant plus que jamais nécessaire pour continuer à faire œuvre collective d’humanité.

Mise en vente le 21 septembre 2006
Par laurent - Publié dans : Politique
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Mardi 26 septembre 2006 2 26 /09 /Sep /2006 08:08


Journées de l’EPFCL-France 18 et 19 Novembre 2006

Argument:

L’objet a de Lacan

La psychanalyse est freudienne ou elle n’est pas. Elle tient sa consistance des textes de Freud, découvreur de l’inconscient et de ses voies, et lui doit l’invention du dispositif de la cure, au moyen duquel elle opère. Concluant l’un de ses derniers écrits, Freud dressait en 1937 le constat d’une butée contre laquelle se heurtaient les analyses. Il l’a désignée du terme de « roc de la castration ».
L’objet a de Lacan, considéré par lui comme sa seule invention, est à situer en ce point où la pratique de Freud s’est arrêtée. "Le roc, c’est le a" [1], dira-t-il. Liée à la nécessité de penser et de pouvoir rendre compte du dénouement des analyses, cette invention a pour conséquence une révision complète de leur déroulement. Notons à ce propos qu’avant d’en venir à démontrer comment le psychanalyste « se fait produire » avec l’objet a [2] , Lacan l’avait évoqué comme ce dont il doit savoir tenir compte dans le maniement du transfert. Le début de son enseignement, consacré à une « reprise du projet freudien », vise la rectification non seulement d’une « théorisation boiteuse » de l’expérience analytique, centrée sur le rapport à la réalité [3], mais aussi des « fléchissements » qu’induit dans la pratique l’absence d’une théorie du désir [4].
L’invention de l’objet a s’ensuit. Contemporaine de son exclusion de l’IPA, elle s’annonce dès 1960, date des séminaires sur L’Éthique et Le transfert, dans la poursuite d’une critique de la notion de « relation d’objet » au profit d’une réflexion sur le statut qu’il convient d’accorder à la Chose freudienne. Mais cette invention ne s’achève que plus tard. En fait, elle se poursuit plutôt, avec la définition de la consistance logique de l’objet, puis la mise en évidence de sa fonction de plus de jouir dans le discours, et son repérage topologique dans le nœud borroméen.
L’introduction de l’objet a est le résultat d’une très longue élaboration de Lacan, au cours de laquelle ce a privatif désigne, à chaque étape, un terme indéniable de l’expérience.
Quel est donc l’objet en jeu dans une analyse ? C’est la cause du désir, répond Lacan, en renversant la perspective habituelle qui pense l’objet comme visée. Cette cause, reste de la constitution du sujet, jouissance à jamais perdue, est un manque impossible à dire. C’est un manque où viennent se loger les objets de la pulsion, où la jouissance se condense et que l’image spéculaire recouvre. Dans le fantasme, où il a pour fonction de soutenir le désir du sujet, l’objet a constitue son secret partenaire libidinal.
De là se déduit la place assignée à l’analyste dans la formalisation du discours analytique que Lacan a dégagée. L’analyste « doit devenir » et « faire advenir » l’objet [5]. Car ce n’est qu’en occupant cette position qu’il pourra désincarner l’idéal dont l’amour de transfert le revêt. Ce n’est que de cette place qu’il pourra se prêter à être inclus dans le symptôme. Et amener l’analysant jusqu’au point où celui-ci peut faire le pas de s’en séparer et de conclure, en se délestant de ce qu’il ne se savait pas être au départ. L’objet dont il n’y a pas d’idée, qui n’a pas plus d’être que de représentation, est opérant dans le réel [6].
Seule l’angoisse du sujet fait signe de sa présence indicible, alors que dans les dits de la demande s’indiquent les formes, empruntées au corps, où il s’incarne : orale, anale, scopique, invoquante. Parmi ces quatre « substances épisodiques » de l’objet [7], deux s’en trouvent inversement privilégiées dans l’expérience analytique : le regard, auquel on est soustrait, et la voix, sans laquelle il n’y a pas de parole. Lacan le fait valoir en conceptualisant avec le désir de l’analyste, l’implication de celui-ci dans le dispositif freudien dont il a ainsi extrait la structure de discours.
Après une année de séminaire consacrée à « L’objet a dans la psychanalyse et dans la civilisation », les Journées des 18 et 19 novembre prochains convoquent l’École de Psychanalyse des Forums du Champ Lacanien à une mise au travail autour d’un thème, qui nous concerne et nous engage spécifiquement en tant qu’analystes formés dans l’enseignement de Lacan.

S.A




++++++++++++++   Vers le site des forums
Par laurent - Publié dans : Psychanalyse
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Samedi 23 septembre 2006 6 23 /09 /Sep /2006 21:44



Les émissions modestes et géniales qui se sont faites virer de 17h,  sont heureusement en téléchargement sur le site  la-bas.org

Alors, faut pas se priver !

Par laurent - Publié dans : Politique
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