Il est certain que je suis venu à la médecine parce que j’avais le soupçon que les relations entre homme et femme jouaient un rôle déterminant dans les symptômes des êtres humains. Cela m’a progressivement poussé vers ceux qui n’y ont pas réussi, puisqu’on peut certainement dire que la psychose est une sorte de faillite en ce qui concerne l’accomplissement de ce qui est appelé « amour ».
Lacan, 1975-11-24: Yale University, Kanzer Seminar
Commentaires
Merci Marie pour cette citation si énigmatique... mais tellement juste !
commentaire n° : 2
posté par :
laurent
(site web)
le: 25/11/2005 19:02:46
Si je peux me permettre "d'exhiber" la façon toute personnelle dont je comprends cette citation (tout le monde en fait autant non ?)...
L'amour c'est donner ce qu'on a pas à quelqu'un qui n'en veut pas.
Le mot qui m'accroche - et qui pour moi permet de poser les choses du coté et de l'amour et non du désir - c'est "donner" (que d'ailleurs Marie tu ne mets pas dans ta citation, mais c'est peut-être moi qui ne la donne pas juste, je suis pas allé vérifier, c'est en tout cas comme ça qu'elle me tourne en tête).
L'intime de chacun est fait du manque (pas seulement, mais quand même ça compte), donc "donner" ce qu'on a pas, c'est faire de l'autre le dépositaire,le destinataire de son manque, c'est en quelque sorte adresser son manque à l'autre. C'est peut-être inconscient (?) mais en tout cas, c'est quand même ultra-intime. Donc en aimant, je donne mon manque, je fais de l'autre le destinataire de mon manque et peut-être aussi le récepteur (voire j'espère que l'autre lui donnera une forme à ce vide - là on est peut-être du coté de la sublimation). La suite de la phrase, à mon avis est un peu "entourloupe lacanienne" - qui à mon avis ne pouvait pas s'empêcher quelques belles formules parfois/tout le temps/c'est dommage en l'occurence - Pourquoi à quelqu'un qui n'en veut pas ?
(encore une fois je crois que Lacan est un peu trop obsédé par le manque - mais je vais encore me mettre tous les lacaniens sur le dos - et qu'il n'a pas pu s'empêcher de rajouter du manque au manque à la fois par obsession et par provocation/amour de la belle phrase - qui choque) à quelqu'un qui n'en veut pas (il faut vraiment commenter les parties de phrases qu'on trouve "grasses" ?) car ce qu'il veut c'est qu'on lui donne du plein et pas du manque.
Bien sûr non, le plein il n'en veut surtout pas, qu'il ne veuille pas le manque ce n'est pas certain, mais qu'il veuille donner son manque s'il aime c'est quand même très beau...
Elève Lacan : vous confinez parfois au génie, mais faudrait courrir un peu et perdre du poids...
Oui il y a beaucoup de mots pour ne rien dire, mais c'était juste pour faire plaisir à Lacan...
L'amour c'est donner ce qu'on a pas à quelqu'un qui n'en veut pas.
Le mot qui m'accroche - et qui pour moi permet de poser les choses du coté et de l'amour et non du désir - c'est "donner" (que d'ailleurs Marie tu ne mets pas dans ta citation, mais c'est peut-être moi qui ne la donne pas juste, je suis pas allé vérifier, c'est en tout cas comme ça qu'elle me tourne en tête).
L'intime de chacun est fait du manque (pas seulement, mais quand même ça compte), donc "donner" ce qu'on a pas, c'est faire de l'autre le dépositaire,le destinataire de son manque, c'est en quelque sorte adresser son manque à l'autre. C'est peut-être inconscient (?) mais en tout cas, c'est quand même ultra-intime. Donc en aimant, je donne mon manque, je fais de l'autre le destinataire de mon manque et peut-être aussi le récepteur (voire j'espère que l'autre lui donnera une forme à ce vide - là on est peut-être du coté de la sublimation). La suite de la phrase, à mon avis est un peu "entourloupe lacanienne" - qui à mon avis ne pouvait pas s'empêcher quelques belles formules parfois/tout le temps/c'est dommage en l'occurence - Pourquoi à quelqu'un qui n'en veut pas ?
(encore une fois je crois que Lacan est un peu trop obsédé par le manque - mais je vais encore me mettre tous les lacaniens sur le dos - et qu'il n'a pas pu s'empêcher de rajouter du manque au manque à la fois par obsession et par provocation/amour de la belle phrase - qui choque) à quelqu'un qui n'en veut pas (il faut vraiment commenter les parties de phrases qu'on trouve "grasses" ?) car ce qu'il veut c'est qu'on lui donne du plein et pas du manque.
Bien sûr non, le plein il n'en veut surtout pas, qu'il ne veuille pas le manque ce n'est pas certain, mais qu'il veuille donner son manque s'il aime c'est quand même très beau...
Elève Lacan : vous confinez parfois au génie, mais faudrait courrir un peu et perdre du poids...
Oui il y a beaucoup de mots pour ne rien dire, mais c'était juste pour faire plaisir à Lacan...
commentaire n° : 3
posté par :
francois
(site web)
le: 26/11/2005 21:57:19
C'est sûr que Lacan a le gout de la formule, et c'est pour ça qu'on l'aime!
François, ton appropriation de cette formule me plait beaucoup... Même si tu suspecte Lacan de mettre des trucs là où il n'y en a pas besoin! car là, je ne te suis plus: je ne crois pas que ce soit en trop... La 2eme partie de la phrase est indispensable: cet autre n'en veut pas, sinon il n'y a plus de manque et la machine s'arrete. Une image parlante de ce que c'est que le manque du manque, c'est la "débandade" (de morue)... la détumescence... (sans plomb) et comme nous le savons (de marseille), il faut un certain temps pour que ça redémarre... (de café)
Pfffffff j'suis fatigué moi. (de mai)
François, ton appropriation de cette formule me plait beaucoup... Même si tu suspecte Lacan de mettre des trucs là où il n'y en a pas besoin! car là, je ne te suis plus: je ne crois pas que ce soit en trop... La 2eme partie de la phrase est indispensable: cet autre n'en veut pas, sinon il n'y a plus de manque et la machine s'arrete. Une image parlante de ce que c'est que le manque du manque, c'est la "débandade" (de morue)... la détumescence... (sans plomb) et comme nous le savons (de marseille), il faut un certain temps pour que ça redémarre... (de café)
Pfffffff j'suis fatigué moi. (de mai)
commentaire n° : 4
posté par :
laurent
(site web)
le: 26/11/2005 23:59:56
Je pense quand même que la fin de la phrase n'est pas indispensable.
Que l'autre veuille ou ne veuille pas du manque ça ne change rien à l'affaire : on peut même accepter du manque, on ne le remplira pas et celui a donné restera frustré et dans la souffrance.
L'autre point c'est qu'il me semble quand même (mais c'est une critique générale) que Lacan est un tantinet trop fixé sur le manque, le vide, le gouffre, la béance, le trou... (pour cela lire Alain Didier-Weill !) je serais assez présomptueux pour y voir là un effet de la propre personne de Lacan qui imprègne de façon insoupçonnée sa théorie. Ceci je ne dis pas qu'il faut minimiser le manque, surtout pas, je dis plutot qu'il n'y a pas que le manque (encore une fois voir Alain Didier-Weill) et je dis sans être mystique !
Mais malgrés tout j'aime bien Lacan quand même...
Que l'autre veuille ou ne veuille pas du manque ça ne change rien à l'affaire : on peut même accepter du manque, on ne le remplira pas et celui a donné restera frustré et dans la souffrance.
L'autre point c'est qu'il me semble quand même (mais c'est une critique générale) que Lacan est un tantinet trop fixé sur le manque, le vide, le gouffre, la béance, le trou... (pour cela lire Alain Didier-Weill !) je serais assez présomptueux pour y voir là un effet de la propre personne de Lacan qui imprègne de façon insoupçonnée sa théorie. Ceci je ne dis pas qu'il faut minimiser le manque, surtout pas, je dis plutot qu'il n'y a pas que le manque (encore une fois voir Alain Didier-Weill) et je dis sans être mystique !
Mais malgrés tout j'aime bien Lacan quand même...
commentaire n° : 5
posté par :
francois
(site web)
le: 27/11/2005 02:20:25
j'ai une question. est-ce que Lacan a eu una femme?
j'attends la réponse...
j'attends la réponse...
commentaire n° : 6
posté par :
laure
le: 08/07/2007 18:21:32
Laure ---> une femme et plusieurs même
commentaire n° : 7
posté par :
Laurent
(site web)
le: 02/08/2007 15:22:33
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