Dommage qu’elle soit une putain - J. Ford - 1625

Publié le par laurent


Voici la pièce la plus sulfureuse du répertoire élisabéthain, une des dernières œuvres du genre avant que les Puritains ne censurent les théâtres d’Angleterre. Un grand contemporain de Shakespeare, John Ford, l’écrit aux environs de 1625.

Dans l’Italie de la Renaissance, Giovanni et Annabella s’aiment passionnément. Envers et contre tous, malgré les imprécations d’un tuteur ecclésiastique, ils plongent avec délice et volupté dans les plaisirs charnels et le fruit de leurs ébats apparaîtra au grand jour.
Une histoire d’amour somme toute assez banale… Pas tant que cela : les deux amants sont unis par un autre lien, le plus fort, ils sont frère et sœur. De cet amour interdit, bravant tous les tabous, Annabella, mariée de force à Soranzo, en sera la victime expiatoire. Quant à Giovanni, écartelé entre la jalousie et l’orgueil, il sombrera dans une folie meurtrière.



mise en scène › Yves Beaunesne
traduction › Marion Bernède et Yves Beaunesne
scénographie › Damien Caille-Perret
costumes › Patrice Cauchetier
lumières › Pascal Pracht
création son › Christophe Séchet
direction musicale › Camille Kerger
coiffures et maquillages › Catherine Saint-Sever
mouvements › Philippe Saire


Avec
Fany Mary › Annabella
Hélène Cattin › Hippolita
Mathieu Delmonté › Le Frère Bonaventure
Philippe Demarle › Soranzo
Jean-Claude Frissung › Vasquès
Henri Monin › Florio
Laurent Poitrenaux › Giovanni
Claire Wauthion › Putana




«C’est la violence du monde dans lequel ils vivent qui les amène à choisir un chemin extrême de libération, un chemin qui cache une sentimentalité religieuse inversée et invertie : celui d’une messe noire où seul l’amour incestueux vaut d’être vécu.»
Yves Beaunesne

Publié dans Lectures

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Esunae 23/06/2006 00:40

Hop, juste en passant, t'as vu pour "Là-bas si j'y suis" ?
Faut la faire tourner cette pétition...