La Psychiatrie en péril

Publié le par laurent




La Psychiatrie en péril

En dépit des Etats généraux
Hervé Bokobza (ed)


Co-Auteurs : Antoine Besse - Anaïs Bokobza - Emmanuel Digonnet - Françoise Imiéla - Serge Klopp - Jean-Jacques Laboutière - Alain Létuvé - Angelo Poli - Roger Salbreux - Olivier Schmitt - Pierre Sidon - Elie Winter -

©2006
Etudes, recherches, actions en santé mentale en Europe - collection dirigée par Claude Louzoun

ISBN : 2-7492-0673-1
16 x 24, 208 pages
23.00 €








Les États généraux de la psychiatrie ont été un formidable mouvement unitaire qui a permis de briser les murs du silence, de la solitude et du quasi-anéantissement que vivaient bon nombre de soignants. La discipline psychiatrique perdait son âme : qu’étaient devenus les espoirs, les engagements, les réalisations qui avaient permis de lutter contre la ségrégation et l’exclusion des malades mentaux ? Qu’étaient devenus les espoirs des soignants qui s’étaient engagés dans ce vaste mouvement de désaliénation ? Une évidence s’imposait : une crise majeure, insidieuse ou frontale, sidérait les acteurs du champ de la psychiatrie. Trois jours d’élaboration, de débats et de décisions ont redonné à la profession espoir et enthousiasme.

Cependant, tel un rouleau compresseur inexorable, une machine politico-administrative, idéologique et économique, continue son œuvre de destruction. Résister est un impératif catégorique. Résister au morcellement, à la dispersion, à la dilution du travail collectif. Résister pour maintenir les impérieuses nécessités de l’exercice pluriprofessionnel. Résister à toute tentative réductionniste de la conception du psychisme. Résister à l’essai de déspécifier la discipline psychiatrique. Tels étaient les objectifs des États généraux. Tel est le projet que continue de porter cet ouvrage. La psychiatrie, discipline intrinsèquement reliée au contexte sociopolitique, convoque ses acteurs à un engagement militant plus que jamais nécessaire pour continuer à faire œuvre collective d’humanité.

Mise en vente le 21 septembre 2006

Publié dans Politique

Commenter cet article

Julie 21/01/2007 17:37

C'est plutôt étonnant !

Marie B 31/10/2006 21:48

Oui c'est certainement essentiel, et j'en parle d'être passé par là...au moins, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour ne plus jamais y retourner.  L'étiquette tue tout espoir de se soigner là-dedans.  Enfantilisation menant droit à la regression...perte de controle de soi par la décridibilisation du "Moi".  brrrr, j'en ai encore froid dans le dos...